mardi, 03 mai 2005

Byrd Pelican

Le byrd Pelican est la riposte de Spyderco aux entrées de gamme de ses concurrents (la Red Class de Benchmade, par exemple). L'idée est de proposer un produit d'un rapport qualité/prix imbattable grâce à la délocalisation de la production.
Les byrd sont fabriqués en Chine dans une usine appartenant à l'un de leur sous-traitant japonais.
Pour autant que je puisse juger, la qualité de fabrication et la finition sont équivalentes à celle de leurs prestigieux cousins. Attention : les photos ne leur font généralement pas honneur. Au niveau de l'identité visuelle, la parenté est indéniable. Pour maintenir une hiérarchie et éviter au maximum une confusion entre les deux gammes, les byrd sont dotés d'un trou d'ouverture en forme de comète à la place du cercle.

byrd Pelican, taille réelle

Le couteau est assez imposant, la construction est toute en acier inoxydable, le poids est assez conséquent (je n'ai pas de balance, mais les cent grammes sont largement dépassés). Un clip réversible monté sur la plaquette droite permet de porter le couteau accroché à la ceinture ou dans une poche. Au bout du manche se trouve un orifice permettant d'attacher le couteau à une dragonne.
L'ergonomie est très Spyderco, c'est-à-dire excellente pour une prise classique, mais peu polyvalente - d'autant plus que l'acier lisse rend le manche glissant. A noter que le manche étant lourd, dispose d'une inertie assez important dont il faudra se méfier lors de manipulations rapides (inversion de la prise, par exemple). Trois petits orifices en forme de losange décorent le manche de chaque côté. Ils ne servent a priori à rien, mise à part un allègement très relatif (de l'ordre de quelques grammes) mais permettent de prendre appui sur le manche lors de manipulations rapides (mais le résultat reste hasardeux). L'ouverture se fait de manière assez intuitive, en s'aidant de la "comète" pour repousser la lame. Le déblocage de la lame se fait en appuyant sur le ressort du cran d'arrêt à pompe, logé au milieu du manche et creusé en demi-lune pour éviter toute fermeture involontaire. Un seul vrai défaut : la forme de la garde qui ne se prête pas à un port "près du corps".
La lame est assez proche des modèles marine/secouriste, comme sur l'Atlantic Salt (qui était mon premier choix chez Spyderco), elle fait sept centimètres de long (longueur utile à 95 %), elle un tranchant lisse (mais il existe une version à tranchant dentelé). Son épaisseur est de 4 mm, ce qui est le gage d'une bonne résistance dans le temps. La largeur varie entre 1 et 2,5 cm. Le tranchant est véritablement rasoir, et n'a pas à rougir face aux Spyderco bien que ne bénéficiant pas de l'emploi d'aciers haut de gamme.

Proposés deux à trois fois moins cher que les Spyderco, les byrds risquent de leur faire de l'ombre. Au niveau des prestations, ils sont particulièrement bien placés par rapport à leurs concurents américains (Gerber, SOG, Benchmade, Buck, Camillus, Kershaw...) et peuvent également faire de l'ombre aux couteaux chinois de bonne qualité (un MTECH ou un Smith & Wesson à 20 euros, ou un quasi-Spyderco à 35 ?).

Le byrd Pelican est disponible au prix de 40 euros (franco de port) auprès de Nice-Lames.com

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