mercredi, 30 mars 2005
Mon patron est fatigué
Là, je le sens à bout, il a besoin de vacances. Ce matin, j'ai eu des soupçons quand, au milieu de la tournée, il nous a mené dans un bled à la recherche d'un client. Il se trouve que j'ai un sens de l'orientation assez bizarre, mais qui marche pas trop mal, et là, impossible de me repérer. Pas un point de repère. Nada. Pourtant, ça faisait trois fois que je venais chez ce type. On tourne, on vire, on passe dans une rue, il commence à douter lorsque voulant me désigner triomphalement une placette, il se rend compte qu'elle n'y est pas, et là je vois une pancarte "Carnoules, 3 Km". Dialogue succint :
- Mais putain, on est où là ?
- Bah, à Pignans
- Eh mais euh, le client il est Carnoules, pas à Pignans, ch'savais bien que j'avais jamais foutu les pieds dans ce bled !"
De retour à la base, changement brutal de priorités pour la quatrième fois de la semaine : il veut se débarrasser du Kangoo au plus vite. Après avoir géré un client ultra-prioritaire, je passe une heure à nettoyer le véhicule, et il change à nouveau l'ordre des priorités, je pars le rejoindre sur un chantier. Quand je reviens, j'apprends qu'il faut que je descende le Kangoo chez CarGlass pour la réparation du pare-brise (tiens, d'ailleurs petit apparté : ils sont très pénible chez CarGlass avec leur histoire de réparation du pare-brise. En fait, y a plein de situations où ce n'est pas possible, comme c'est le cas pour la seconde fois avec cette camionnette). J'avance un peu le nettoyage, mais il est déjà 1725 et je suis loin d'avoir terminé. Comme ça fait bien quarante minutes qu'il m'attends en centre-ville, je le rejoins à l'atelier. Il m'attends à l'extérieur, je file déposer le véhicule, et là : grosse surprise, il n'a pas pris rendez-vous. C'est dommage, parce que comme ça il aurait su qu'ils ne pouvaient pas nous prendre avant lundi, et ça m'aurait évité de perdre une demi-heure d'aller-retour dans la circulation des travailleurs du tertiaire rentrant chez eux, et lui de poireauter pour rien en bas. Enfin, il m'a offert le café de retour à la base. Il a vraiment besoin de vacances.
20:25 Publié dans Lorenzo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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