mardi, 11 janvier 2005

Je préfère ne pas

Je ne sais pas vraiment ce que me réserve 2005, mais je n'ai jamais évité tant de looseries à potentiel catastrophique que cette semaine. En deux jours, j'ai failli :
- oublier d'éteindre le gaz pendant que je diffusais un produit volatil et au point éclair très bas (je pense que j'ai évité l'explosion à deux ou trois minutes près)
- tomber dans une piscine glacée (bon, okay, c'est pas super-catastrophique à première vue, mais j'ai horreur de l'eau, sans parler du risque encouru par les divers appareils électroniques que je promène en permanence)
- périr asphyxié par les émanations de chlore dans le local de la-dite piscine glacée (plusieurs dizaines de kilos de pastilles de chlore en train de se dégrader, ça sature vite une atmosphère) - heureusement que je n'y suis pas descendu par l'arrière, j'aurais été pris au piège.
- m'empaler sur mon tournevis en me cassant la gueule dans un escalier glissant. Heureusement, comme c'était le tournevis de mon Victorinox, il s'est replié à l'impact et j'en ai été quitte pour une éraflure et un petit hématome. Si j'avais eu mon Bost habituel, je me serais rentré une quinzaine de centimètres d'acier dans le bide, ce qui est tout de même un stupide accident de travail.

Bon, à côté de ça, je dois subir une espèce de loi de Murphy corrigée Lorenzo : si c'est gros, tout jaune, que ça avance à trente kilomètres-heure et que ce n'est pas un canari mutant évadé des laboratoires secrets de Canjuers, ça va se retrouver systématiquement devant la voiture de Lorenzo (plus de quinze camions de gravats, de pelleteuses et autres camions-toupie en deux jours - c'est pas naturel). Résultat, il faut que je prenne des risques parfois importants pour réussir à doubler ces bestiaux (ceux qui connaissent les petites routes varoises apprécieront la performance, dans la mesure où je ne vais pas travailler en petit bolide rouge et italien).

Enfin, il faut se taper les clients. Et parfois, ça peut être con, un client... La petite vieille qui me lâche son ridicule caniche dans les jambes parce qu'elle a peur pour son placard technique (on sait jamais, je pourrais être un voleur de compteur électrique) ou le crétin qui part après avoir discuté avec moi un bon quart d'heure et se barre en verrouillant derrière lui et en emportant la clef de l'unique porte du batiment... Là, j'avoue, je commence à en avoir un peu marre.

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